Débat des chefs en anglais : les faits saillants
Lors du premier débat en français, les questions autochtones ont été presque oubliées, excepté la notion de la consultation des communautés autochtones qui a été évoquée sommairement lors des échanges sur le thème de l’énergie. Le développement des ressources minières et énergétiques du Canada a occupé une bonne part des échanges lors du débat des chefs en anglais, jeudi soir.
Les chefs, de gauche à droite : Pierre Poilievre (PCC), Mark Carney (PLC), Jagmeet Singh (NPD), Yves-François Blanchet (BQ) Photo : Reuters / Evan Buhler Ce n’est que lors des discussions sur ce sujet – et les questions de sécurité – que les aspirants premiers ministres ont évoqué les Autochtones.
Mark Carney, Pierre Poilievre, Jagmeet Singh et Yves-François Blanchet se sont entendus sur un certain nombre de points durant cette dernière joute avant le scrutin, dont l’importance de développer les ressources naturelles du Canada.
Comment s’y prendre et quelles ressources prioriser est toutefois une question bien plus contentieuse entre les chefs. « Je vais me poser une question à moi-même alors », a rigolé le chef libéral. Contrairement à la veille, le débat s’est clos avec un segment dédié à des échanges entre les chefs, qui avaient l’occasion de questionner l’un de leurs homologues. Tous ont choisi de questionner le chef libéral. Le chef libéral, Mark Carney, répond à une question pendant le débat en anglais. Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld Le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, l’a accusé d’avoir causé la hausse de l’inflation au pays comme conseiller auprès du gouvernement de Justin Trudeau.
Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, lui a demandé pour qui il travaillait vraiment, l’accusant de prioriser les intérêts des grandes entreprises et des mieux nantis.
Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, l'a incité pour sa part à révéler ses avoirs financiers.
Lors du segment « choix du chef », Mark Carney a défendu son intégrité, a soutenu qu’il travaillait pour les Canadiens en rappelant ses années à la tête de la Banque du Canada et s’est distancié du bilan de Justin Trudeau.
Mais, il a également été appelé à le faire tout au long de la soirée. Malgré l'annulation à la dernière minute des conférences de presse d'après débat, le chef du NPD a choisi de répondre aux questions des journalistes, mais à partir du lobby de son hôtel, à Montréal. Jagmeet Singh a été le seul à se prêter à l'exercice. D'emblée, M. Singh n'a pas voulu commenter la situation qui a mené à l'annulation des points de presse, affirmant « ne pas avoir assez d'information » à ce sujet. Toutefois, il a indiqué avoir fait part à la Commission des débats des chefs d'« inquiétudes » à propos de la présence de médias proches des milieux d'extrême droite lors des mêlées de presse hier. La Commission des débats des chefs a annulé à la toute dernière minute les mêlées de presse qui devaient avoir lieu à la fin du débat en anglais. Michel Cormier, le directeur général de la Commission, a déclaré devant la presse que cette décision a été prise parce que la Commission ne peut pas garantir « un environnement propice » aux journalistes. Selon nos informations, des tensions auraient été constatées dans la salle de presse. Le NPD a malgré tout choisi de tenir une mêlée de presse qui aura lieu ailleurs qu'à Radio-Canada. Chaque chef a eu quelques moments pour prononcer un mot final et y aller de sa dernière salve pour convaincre les électeurs. Jagmeet Singh a promis que les néo-démocrates allaient « continuer de se battre pour les choses qui font que le Canada est le Canada », entre autres les soins de santé universels. Mark Carney a orienté sa réponse sur Donald Trump et sur la menace que pose le président américain. « Je suis prêt. J'ai géré des crises. On va se battre », a-t-il promis. Yves-François Blanchet a insisté sur la « différence du Québec », et sur sa volonté, comme il l'a répété à quelques reprises ce soir, de bâtir un « partenariat » entre le Québec et le Canada. « Soyons égaux devant Trump », a-t-il conclu. Pierre Poilievre a promis, comme il l'a fait tout au long de cette campagne, « de rétablir la promesse du Canada », celle qui « promet que si on travaille fort, on va avoir une belle vie ». « Ça n'a pas à être comme ça », a-t-il dit, garantissant un changement. Le modérateur a mis un terme au débat avec une touche humoristique. Steve Paikin a fait une blague sur le fait que le débat en anglais n'a pas eu besoin d'être devancé en raison de la partie de hockey, puisque les Maple Leafs de Toronto avaient déjà assuré leur place en séries éliminatoires. Il a également souligné l'anniversaire d'Yves-François Blanchet, qui avait lieu mercredi. La plupart des chefs fédéraux ont donné la même réponse : la campagne était trop courte et il était impossible pour eux de voyager dans les quatre coins du Canada pour aller à la rencontre des gens. C’est la position de Mark Carney, de Pierre Poilievre et de Jagmeet Singh. Yves-François Blanchet a quant à lui dit qu’il n’aime pas les regrets, mais qu’il aurait aimé Mark Carney n'a été en poste à titre de premier ministre que quelques jours, mais il a eu le temps d'obtenir sa cote de sécurité pour être mis au courant des dossiers qui relèvent de la sécurité nationale, a souligné le chef libéral. Il a du même souffle attaqué Pierre Poilievre, qui a toujours refusé de recevoir la sienne, dans un contexte mondial Le chef conservateur s'est défendu en rappelant que cette cote de sécurité était assortie « d'un bâillon » qui pouvait l'exposer à des poursuites s'il abordait certains de ces enjeux publiquement. Il a ensuite sous-entendu que ce bâillon ne lui aurait pas permis de dénoncer le candidat libéral Paul Chiang, dans la région de Toronto, qui avait suggéré de remettre un rival conservateur aux autorités chinoises. Le chef libéral a ensuite cité en exemple MM. Singh et Blanchet, qui ont été en mesure de mener des campagnes électorales « robustes » tout en obtenant ladite cote de sécurité. Mark Carney s'est défendu d'avoir sabordé l'héritage de son prédécesseur Justin Trudeau en abolissant la taxe carbone pour les particuliers et en supprimant la taxe sur les gains en capital avant même qu'elle entre en vigueur. Pour la taxe carbone, elle était devenue tout simplement « trop clivante », a dit M. Carney, accusant au passage son adversaire conservateur d'avoir fait de la désinformation à ce sujet. « La taxe ne servait pas son but », a-t-il estimé. Pour la taxe sur les gains en capital, M. Carney a jugé qu'elle n'était pas opportune à ce moment. « Nous avons besoin de bâtir ce pays, a-t-il dit. Nous avons besoin des constructeurs, des innovateurs et on doit les récompenser. » Tour à tour, M. Blanchet et M. Poilievre s’en sont pris au chef libéral. Le premier l’a défié une nouvelle fois pour l'inciter à révéler ses avoirs financiers, tandis que le second l’a accusé d’avoir causé la hausse de l’inflation au pays comme conseiller auprès du gouvernement de Justin Trudeau. Lorsqu’est venu le tour de M. Carney de poser la question de son choix au chef de son choix, l’animateur lui a dit : Les chefs Pierre Poilievre et Mark Carney débattent. Photo : La Presse canadienne / Adrian WyldLes chefs évoquent les Autochtones sur des questions de ressources et de sécurité

Tirs groupés contre Mark Carney pendant le débat en anglais
M. Carney, la bonne nouvelle, c’est que la prochaine question est la vôtre
. Cette boutade du modérateur du débat électoral en anglais, Steve Paikin, illustre bien le second exercice démocratique auquel se sont prêtés les chefs, jeudi soir. 
Singh tient un point de presse à l'hôtel
Mêlées de presse annulées : la Commission s'explique
Les déclarations finales
Le débat se clôt sur une note d'humour
Le
plus grand regret
des chefs créer plus tôt un environnement dans lequel le Québec et le Canada puissent collaborer pour être plus forts face à Donald Trump
. Carney attaque Poilievre sur sa cote de sécurité
dangereux
. Carney défend l'abolition de la taxe carbone
Tirs groupés contre Carney
M. Carney, la bonne nouvelle, c’est que la prochaine question est la vôtre!
Je vais me poser une question à moi-même, alors
, a blagué Mark Carney. 
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